Patrimoine

L'arboretum du bois des brosses et son menhir

En 1975, le canton de Menat achète le bois des Brosses près du village du Piogat. Autrefois, propriété des abbés de Menat, elle appartient aujourd’hui à la Communauté de Commune du pays de Saint Eloy. Cette forêt a connu des nombreux exploitants. Elle a servi notamment, au moyen âge, à abriter un trafic de sel, précieuse matière à l’époque, entre le Limousin proche de l’océan vers le Bourbonnais où le sel était hors de prix. L’arboretum est créé en 1978, lors du reboisement et grâce à la volonté des élus locaux et avec l’aide de l’ONF. Il s’agit d’un arboretum forestier complété en 1998. Le sol étant assez pauvre, celui-ci est plutôt réservé à des conifères. Vingt-sept espèces ont été plantées (dix-neuf types de conifères et huit de feuillus). C’est en exploitant ce bois que l’on découvrit un gros bloc de gneiss à quatre faces. Longtemps couché au sol il fut redressé en 1980 lors de travaux forestiers. Il mesure 2,60 m de hauteur hors sol, 4,35 m de longueur total, son poids est estimé à un peu plus de 8 tonnes. Les pierres de calage du menhir ont été retrouvés lors d’une fouille en 1911, ce qui a permis de localiser son emplacement exact, et peut-être un passé lié aux druides.

Le Château de Deux Forts et la légende des Cuviers

Le site présente une motte (remblai de terre rapportée volumineux et circulaire , le tertre). C’était vers 1150, il existait un château semblable aux forteresses de la région. En ces lieux vivait une femme belle mais cruelle : la comtesse de Deux-Forts. Selon la légende, la comtesse aimait prendre fréquemment des bains pour préserver la fraîcheur de sa peau et de son teint. Pour cela elle avait fait creuser dans le lit d’un ruisseau qui traversait ses terres plusieurs larges excavations en forme de baignoire circulaire d’une profondeur variant d’un à deux mètres. Un filet d’eau claire et limpide les remplissait sans cesse et lui permettait de se rafraîchir durant l’été. Malheureusement, la maladie de peau qu’elle avait contacté empira malgré les bains. Elle rencontra des médecins qui lui conseillèrent de s’immerger avec le sang de jeunes enfants, car selon eux, c’était un remède infaillible contre son mal. C’est ainsi que de ombreux petits enfants furent enlevés dans les villages alentours. Leur sang servait à remplir les fameuses cuves pour que la comtesse se plonge dans l’horrible bain. Cependant, malgré le secret qui entourait ses agissements, la rumeur des ses exactions parvint au Comte d’Auvergne puis à l’Evêque de Clermont, et ensuite au roi Louis VII. La justice royale fit son œuvre et un procès fut fait à la comtesse. Elle fût condamnée à être écartelée. La sentence fut exécutée au pied de son château. Elle fut attachée à des chevaux sauvages et traînée à travers les haies, les chemins pierreux et le ruisseau pendant une demi heure. L’endroit où les chevaux s’arrêtèrent fut appelé croix de Malemort, une croix a été plantée en mémoire de ce drame.

Le Pont Roman :

Le pont roman est un pont médiéval en dos d’ânes à quatre arches brisées situé sur la rivière Sioule pour moitié sur les communes de Menat et St Rémy de Blot. Bâti au XIIème siècle, il était le seul passage sur la sioule reliant Ébreuil et Châteauneuf Les Bains jusqu’en 1939. Pour cela, il était d’une mportance stratégique et a été l’objet de querelles entres les seigneurs locaux et les abbés de Menat. Cette rivière était à l’époque une voie de pénétration entre l’Auvergne et la Seigneurerie des Bourbons